Ça fait longtemps que je suis venue faire un tour par ici.
Je n'ai pas vu le temps passer... il m'a filé sous le nez, le salaud.
Pourtant, j'avais plein d'idées pour écrire. Je ressassais constamment des passages à écrire. Mais jamais je n'ai trouvé l'énergie pour le faire.
Mon nouveau travail m'a complètement absorbée. Avalée, je devrais dire. N'étant plus habituée à travailler 5 jours semaine, du matin au soir, j'ai dû me donner le temps de m'adapter. Faire des lunchs le soir. Partir travailler, revenir. Tout cela me demandait un temps et une énergie que je ne savais plus où trouver. C'est un fait : je ne suis pas faite pour travailler en entreprise.
Mais la bonne nouvelle, c'est que maintenant je travaille de chez moi. Énergie retrouvée. Fini, les pertes de temps dans la STM. Fini, les putain de lunchs.
Je peux donc me remettre à écrire. À me coucher un peu plus tard et venir flâner ici selon mon gré. Plus de pression du «faut que je dorme à 22 h pour réussir à me lever à 6 h». Car il faut le dire, je suis une grande dormeuse.
Quoi neuf, alors, de mon côté ?
J'ai rencontré un monsieur. Simon, qu'il s'appelle.
C'est un géant. Il ressemble à un arbre. Fort, mais tranquille. Je l'appelle «force tranquille». J'ai décidé que c'était son nom amérindien.
Il est affectueux. Tendre. Il a une voix magnifique. Un rire thérapeutique.
ET devinez quoi ?
Il donne des nouvelles...
Oh oui, il m'appelle, il m'écrit, il pense à moi.
Oui, cela existe. Ça me réconcilie avec l'espèce humaine.
Tournure tragique des événements : mon ex entre en scène avec un coup de théâtre.
Je suis la femme de sa vie. Il ne peut pas vivre sans moi. Il va tout faire pour que je revienne avec lui. Pour me rendre heureuse. Il pleure, il est au bord du désespoir.
Et moi... bien sûr que je l'aime, on restés 7 ans ensemble. Mais j'ai tourné la page.
Tourné la page ? Je n'en suis pas si certaine.
Mais pour l'instant, il y a Simon. Et je suis bien avec lui.
Encore une histoire de mecs foireuse. Mon petit doigt me dit que je n'ai pas fini d,en raconter sur ce blogue.
En ce moment, je laisse aller les choses. Je me dis que le temps me donnera une réponse.
Autre chose : rupture amicale.
Avez-vous déjà vécu ça ?
Une amie intime, une amie très proche.
Qui devient de plus en plus désagréable avec moi. Qui me rabaisse. Se moque méchamment de mon accent québécois (c'est vrai que c'est bizarre un accent québécois au Québec). Ne partage pas mon bonheur.
Une grosse décision pour moi que de ne plus la revoir.
Qui implique une grande réflexion sur l'amitié.
Quand je suis avec elle, je me sens toujours fautive. Parce que c'est comme ça qu'elle me fait sentir. Comme si je n'étais jamais à la hauteur. Comme si je n'étais jamais assez bien pour elle.
Au fond, je pense bien que j'ai le droit d'être qui je suis et d'être aimée et appréciée ainsi.
Fuck off.
Y'en a marre.
Voilà, vous êtes à jour maintenant.
Oh, et pour le mec au persil... ma dent verte ne l'a pas séduit.
Parce que mettre sa vie en récit, et celle des autres, lui donne un sens... si absurde soit-il.
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vendredi 25 janvier 2013
samedi 3 novembre 2012
Mon corps à la science
Mon corps est un laboratoire.
J'essaie. J'expérimente.
Je le laisse entre leurs mains. J'explore leur touché. Leurs baisers. Leur tendresse ou leur rudesse. Leur passion, leur insécurité, leur empressement, leur désir brûlant.
Je me donne à eux, je les laisse faire ce qu'ils ont à faire, ce qu'ils pensent qu'ils doivent faire ou qu'ils aiment faire.
Pendant ce temps, j'analyse. J'observe mes réactions. Je note ce que j'aime, ce que j'aime moins. Je me laisse surprendre. Et parfois, même, j'ai du plaisir.
Je m'offre comme sujet d'étude. C'est pour une bonne cause. Pallier l'ignorance. Je suis curieuse. J'ai besoin d'en savoir davantage. De posséder un échantillon crédible. Une expérience solide.
C'est pour mieux me connaître. Pour mieux savoir ce que je suis en mesure d'accepter, de tolérer, d'assumer.
Et j'apprends.
À dire oui, à dire non. À m'abandonner dans leurs bras sans penser au lendemain, sans espérer de lendemain.
À être là, maintenant.
J'apprends à apprécier ce que les hommes ont à donner. À accepter les limites de ce qu'ils peuvent offrir.
Dans mon laboratoire, j'ai été agréablement surprise de la sensualité de certains. Les tactiles. Ceux qui aiment toucher. Qui aiment caresser, sentir, faire les choses lentement.
J'ai été plus entreprenante avec ceux qui n'osent pas trop.
J'ai été saisie par la rudesse d'autres. Ceux qui veulent prendre les femmes sans même se donner la peine de les déshabiller. Qui nous touchent à peine.
Ils répondent à mon sondage, honnêtement, quoique parfois un peu pressés, et puis repartent sans demander leur reste. Partent sans plus jamais donner de nouvelles.
Mais moi, j'en tire un grand profit. Je prends des notes. Je laisse l'expérience m'endurcir. Moi aussi j'en profite. Je ne subis pas.
Et en voyant le tout comme une expérience, avec essais et erreurs, j'apprends à créer la distance nécessaire pour cesser d'avoir mal.
Peut-être, chers hommes, que je finirai par vous accepter avec votre incapacité à rester.
Par vous pardonner, même.
J'essaie. J'expérimente.
Je le laisse entre leurs mains. J'explore leur touché. Leurs baisers. Leur tendresse ou leur rudesse. Leur passion, leur insécurité, leur empressement, leur désir brûlant.
Je me donne à eux, je les laisse faire ce qu'ils ont à faire, ce qu'ils pensent qu'ils doivent faire ou qu'ils aiment faire.
Pendant ce temps, j'analyse. J'observe mes réactions. Je note ce que j'aime, ce que j'aime moins. Je me laisse surprendre. Et parfois, même, j'ai du plaisir.
Je m'offre comme sujet d'étude. C'est pour une bonne cause. Pallier l'ignorance. Je suis curieuse. J'ai besoin d'en savoir davantage. De posséder un échantillon crédible. Une expérience solide.
C'est pour mieux me connaître. Pour mieux savoir ce que je suis en mesure d'accepter, de tolérer, d'assumer.
Et j'apprends.
À dire oui, à dire non. À m'abandonner dans leurs bras sans penser au lendemain, sans espérer de lendemain.
À être là, maintenant.
J'apprends à apprécier ce que les hommes ont à donner. À accepter les limites de ce qu'ils peuvent offrir.
Dans mon laboratoire, j'ai été agréablement surprise de la sensualité de certains. Les tactiles. Ceux qui aiment toucher. Qui aiment caresser, sentir, faire les choses lentement.
J'ai été plus entreprenante avec ceux qui n'osent pas trop.
J'ai été saisie par la rudesse d'autres. Ceux qui veulent prendre les femmes sans même se donner la peine de les déshabiller. Qui nous touchent à peine.
Ils répondent à mon sondage, honnêtement, quoique parfois un peu pressés, et puis repartent sans demander leur reste. Partent sans plus jamais donner de nouvelles.
Mais moi, j'en tire un grand profit. Je prends des notes. Je laisse l'expérience m'endurcir. Moi aussi j'en profite. Je ne subis pas.
Et en voyant le tout comme une expérience, avec essais et erreurs, j'apprends à créer la distance nécessaire pour cesser d'avoir mal.
Peut-être, chers hommes, que je finirai par vous accepter avec votre incapacité à rester.
Par vous pardonner, même.
jeudi 25 octobre 2012
One night stand
Bon.
Je viens de comprendre un truc.
Mes amis viennent de m'expliquer que ce que j'ai vécu samedi soir, c'est ce qu'on appelle un one night stand.
Tu ramènes un gars que tu viens tout juste de rencontrer chez toi et tu baises.
Le lendemain, le gars décalice et ne donne jamais plus de nouvelles, parce qu'en fait il s'en crisse de ta personne médiocre pas assez bien pour lui.
Pis ça, là, il paraît que c'est normal.
Que je suis donc naïve !
Merci Seigneur de m'avoir permis de vivre cette expérience enrichissante grâce à laquelle mon savoir sur la vie s'est amélioré.
Dorénavant, je suis encore plus dégoûtée des relations hommes-femmes.
Et moi qui me donne toujours la peine d'envoyer un petit mot : Eh ! Beau monsieur, j'ai passé une belle nuit en ta compagnie.
Me semble que ça donne un peu d'humanité au sexe ? Un peu de décorum à ce qui semble être devenu d'une banalité affligeante ? Un petit velours pour bien se dire au revoir ?
Ce que j'ai pu être stupide.
Il a pris simplement mon numéro par politesse.
Pas l'intention de me donner des nouvelles, le mec.
Je suis stupide d'en attendre.
Bing bang, fuck you.
Voilà à quoi il faut s'attendre.
L'humanité pue.
Bonne soirée.
Je viens de comprendre un truc.
Mes amis viennent de m'expliquer que ce que j'ai vécu samedi soir, c'est ce qu'on appelle un one night stand.
Tu ramènes un gars que tu viens tout juste de rencontrer chez toi et tu baises.
Le lendemain, le gars décalice et ne donne jamais plus de nouvelles, parce qu'en fait il s'en crisse de ta personne médiocre pas assez bien pour lui.
Pis ça, là, il paraît que c'est normal.
Que je suis donc naïve !
Merci Seigneur de m'avoir permis de vivre cette expérience enrichissante grâce à laquelle mon savoir sur la vie s'est amélioré.
Dorénavant, je suis encore plus dégoûtée des relations hommes-femmes.
Et moi qui me donne toujours la peine d'envoyer un petit mot : Eh ! Beau monsieur, j'ai passé une belle nuit en ta compagnie.
Me semble que ça donne un peu d'humanité au sexe ? Un peu de décorum à ce qui semble être devenu d'une banalité affligeante ? Un petit velours pour bien se dire au revoir ?
Ce que j'ai pu être stupide.
Il a pris simplement mon numéro par politesse.
Pas l'intention de me donner des nouvelles, le mec.
Je suis stupide d'en attendre.
Bing bang, fuck you.
Voilà à quoi il faut s'attendre.
L'humanité pue.
Bonne soirée.
jeudi 18 octobre 2012
Message aux mâles
Je voudrais prendre ce petit moment de détente pour faire un message à tous les hommes, oui, tous les hommes, désolée pour les messieurs gentils, vous payez pour les pas fins :
Vous me faites chier avec votre hostie de manie de marde de pas donner de nouvelles.
C'est pas compliqué, ok ? Tu t'assois sur ton cul, tu prends une bonne respiration, et tu les chies, tes trois lignes qui vont faire le bonheur d'une femme.
Je vous emmerde.
Vous me faites chier avec votre hostie de manie de marde de pas donner de nouvelles.
C'est pas compliqué, ok ? Tu t'assois sur ton cul, tu prends une bonne respiration, et tu les chies, tes trois lignes qui vont faire le bonheur d'une femme.
Je vous emmerde.
samedi 22 septembre 2012
C'est quoi, l'amour, au juste ?
Oui, oui... ce cher Monsieur Z.
J'ai rêvé à lui toute la semaine. Chaque nuit, il est apparu dans mes rêves. Il m'appelait, apparaissait comme ça au milieu de nulle part.
Celle-là, je ne la comprends pas. J'ai un vague sentiment de tristesse à l'âme lorsque je me lève le matin. Parce que Monsieur Z est encore dans le creux de mes pensées. Dans l'arrière-cour de ma vie.
Pourtant, je fréquente depuis deux semaines un homme généreux et doux. Monsieur Math. Monsieur le Turc, je l'ai laissé tomber. Trop brusque et insistant. Mais Math, il correspond à tout ce que je recherche chez un homme : humour, intelligence, douceur, vivacité, énergie. Même âge. Même nos goûts musicaux se rejoignent.
Il me donne des nouvelles, m'écrit régulièrement, pense à moi, désire être avec moi. Tout ce que je n'ai pas connu avec Monsieur Z et qui me rendait si malheureuse.
Pourtant, merde, je ne plane pas. Toujours le vide dans mon ventre. Même si je suis bien avec lui, que j'aime passer la journée au lit avec lui, je ne ressens pas l'intensité et le désir qui m'animaient vis-à-vis de Monsieur Z.
Et quand je pense à Monsieur Math, je suis un peu nostalgique de ce que j'ai vécu avec l'autre.
J'ai beaucoup réfléchi à tout ça, parce que j'ai besoin de comprendre. J'ai besoin de connaître les mécanismes de mon fucking handicap émotif qui font que, depuis toujours, je m'ébroue pathétiquement dans un pattern amoureux où je crève d'amour et de douleur pour des hommes volatiles, mystérieux, dont la présence est fragile et incertaine.
Bonne nouvelle, mes réflexions portent fruit (au moins ça).
Je pense que je commence à comprendre. Je commence à comprendre que l'amour, ça n'a rien à voir avec cette intensité. L'amour, celui qui dure, qui rend heureux, qui fait ressortir le meilleur de soi-même, ne rend pas fou, obsessif et anxieux; il est doux, tranquille. Il enveloppe.
Je suis en deuil. J'apprends à renoncer à ce qui a toujours été ma conception de l'amour. J'apprends à renoncer à cette intensité vive et poignante qui fait planer si haut mais qui détruit violemment.
Mais ce sera un long, long apprentissage.
samedi 8 septembre 2012
Lettre à Monsieur Z
Cher Monsieur Z,
Je te déteste.
Je me secoue violemment la tête pour que tu en sortes. Mais il n'y a rien à faire. Ton visage reviens me hanter constamment, et encore plus lorsque je suis avec un autre homme.
Que m'as-tu fait ? Quel poison as-tu injecté dans mon corps pour que tu m'obsèdes ainsi, même après ces mois séparation où je n'ai même pas eu une seule de tes nouvelles ?
En vérité, tu ne m'as rien fait. Tu n'as qu'été l'objet de mes constructions imaginaires, que j'ai érigées en un mirage ténu faisant miroiter dans ma vie chancelante mon amour et mon désir pour toi.
Un mirage dont la réalité est aussi tangible que la matière des trous noirs.
Notre relation n'a été qu'une fiction. Je ne suis pas certaine de t'avoir rencontré, d'avoir rencontré le vrai Monsieur Z, celui qui pense et qui vit. Je n'ai rencontré que l'homme que j'ai créé, celui que je voulais que tu sois, et que tu n'es pourtant pas.
Tu n'as pas été à sa hauteur. Tu m'as déçue, blessée.
Et c'est non pas à toi que je m'adresse, mais à cet homme protagoniste, héros de mon propre récit.
Monsieur Z, laisse-moi tranquille maintenant. Sors de moi. Sors de mon corps. Va-t'en.
Tu m'as permis d'amortir ma chute dans les abîmes, de la même façon qu'un parachute empêche un corps de se fracasser contre le sol. Tu m'as aidée à garder la tête tournée vers la lumière, vers ta beauté.
Mais c'est fini maintenant. Je suis revenue sur terre. Je n'ai plus besoin de toi. Get out of my fucking life.
Je veux apprendre à aimer autrement. À aimer sans souffrir. À aimer à l'extérieur de mes constructions imaginaires. À aimer une personne réelle. À aimer dans la réalité.
Fous le camp de mes pensées; tu ne fais que me rappeler que je ne sais aimer que dans la folie.
J'essaie de t'oublier. J'essaie de connaître d'autres expériences moins douloureuses dans les bras d'autres hommes.
Et quand je passe du bon temps avec Monsieur Math, quand il m'embrasse, c'est ton visage qui vient me voiler les yeux. C'est toi que je veux. C'est un fantasme que je veux.
Je veux l'impossible, l'insaisissable.
Quand ton visage me vient à l'esprit, dans ces moments-là, je comprends mieux pourquoi l'amour me fait souffrir.
Monsieur Math est trop vrai. Il est là, réel. Il pourrait me rendre heureuse. Il pourrait m'aimer.
Sauf que je ne l'ai pas construit. Il ne m'obsède pas.
Tu me fais chier. Monsieur Z, décalice de ma vie. Je ne veux plus de toi. J'ai choisi de ne plus souffrir.
Mais une partie de moi continue de s'accrocher à cette idée fausse que l'amour, c'est ce que j'ai connu avec toi.
Monsieur Z, je te déteste.
Je te déteste.
Je me secoue violemment la tête pour que tu en sortes. Mais il n'y a rien à faire. Ton visage reviens me hanter constamment, et encore plus lorsque je suis avec un autre homme.
Que m'as-tu fait ? Quel poison as-tu injecté dans mon corps pour que tu m'obsèdes ainsi, même après ces mois séparation où je n'ai même pas eu une seule de tes nouvelles ?
En vérité, tu ne m'as rien fait. Tu n'as qu'été l'objet de mes constructions imaginaires, que j'ai érigées en un mirage ténu faisant miroiter dans ma vie chancelante mon amour et mon désir pour toi.
Un mirage dont la réalité est aussi tangible que la matière des trous noirs.
Notre relation n'a été qu'une fiction. Je ne suis pas certaine de t'avoir rencontré, d'avoir rencontré le vrai Monsieur Z, celui qui pense et qui vit. Je n'ai rencontré que l'homme que j'ai créé, celui que je voulais que tu sois, et que tu n'es pourtant pas.
Tu n'as pas été à sa hauteur. Tu m'as déçue, blessée.
Et c'est non pas à toi que je m'adresse, mais à cet homme protagoniste, héros de mon propre récit.
Monsieur Z, laisse-moi tranquille maintenant. Sors de moi. Sors de mon corps. Va-t'en.
Tu m'as permis d'amortir ma chute dans les abîmes, de la même façon qu'un parachute empêche un corps de se fracasser contre le sol. Tu m'as aidée à garder la tête tournée vers la lumière, vers ta beauté.
Mais c'est fini maintenant. Je suis revenue sur terre. Je n'ai plus besoin de toi. Get out of my fucking life.
Je veux apprendre à aimer autrement. À aimer sans souffrir. À aimer à l'extérieur de mes constructions imaginaires. À aimer une personne réelle. À aimer dans la réalité.
Fous le camp de mes pensées; tu ne fais que me rappeler que je ne sais aimer que dans la folie.
J'essaie de t'oublier. J'essaie de connaître d'autres expériences moins douloureuses dans les bras d'autres hommes.
Et quand je passe du bon temps avec Monsieur Math, quand il m'embrasse, c'est ton visage qui vient me voiler les yeux. C'est toi que je veux. C'est un fantasme que je veux.
Je veux l'impossible, l'insaisissable.
Quand ton visage me vient à l'esprit, dans ces moments-là, je comprends mieux pourquoi l'amour me fait souffrir.
Monsieur Math est trop vrai. Il est là, réel. Il pourrait me rendre heureuse. Il pourrait m'aimer.
Sauf que je ne l'ai pas construit. Il ne m'obsède pas.
Tu me fais chier. Monsieur Z, décalice de ma vie. Je ne veux plus de toi. J'ai choisi de ne plus souffrir.
Mais une partie de moi continue de s'accrocher à cette idée fausse que l'amour, c'est ce que j'ai connu avec toi.
Monsieur Z, je te déteste.
mercredi 5 septembre 2012
La douleur du désir
Je ne sais pas ce qu'il m'arrive ces derniers jours, mais Monsieur Z fait un retour en force dans mes pensées.
Pourtant, je ne pensais plus à lui. J'ai rencontré récemment de nouveaux messieurs, dont le beau Monsieur Oz, le Turc. Et aussi Monsieur Math, avec qui je passe du bon temps et que j'ai rencontré sur un réseau de rencontres, un soir de juillet.
Mais ils ne me troublent pas comme a pu le faire Monsieur Z. Quand je l'embrassais, Monsieur Z, je perdais la tête, mon corps tremblait, mes pieds ne touchaient plus le sol. Je planais de désir, je brûlais sur toute la surface de ma peau.
Et je dois dire que ces derniers temps, j'ai bien envie d'avoir un homme dans mon lit. Cependant, il m'a suffi de les embrasser pour savoir que je n'arriverai pas à me rendre plus loin, même si ce n'est pas l'envie qui me manque.
Ils sont charmants, ils sont beaux, intelligents, et ils me donnent des nouvelles fréquemment, eux. Ils sont attentionnés. Mais quand je les embrasse, il ne se passe rien. Rien dans mon ventre, rien dans ma poitrine. Ma tête reste en place, mon corps ne tremble pas et ma peau ne brûle pas.
Et ça m'enrage. Je voudrais ressentir quelque chose, me laisser emporter par le désir, me laisser transporter dans leurs bras; seulement, je reste clouée sur place, à me demander ce que je fais là.
Je suis en train de me demander si ce n'est pas la souffrance qui est à la base de mon désir pour un homme. Plus il me fait languir, plus il me fait souffrir, me laisse dans l'incertitude, dans l'équation A, et plus je m'amourache de lui. Comme si le désir ne pouvait exister en dehors de cette tension insoutenable, du déchirement, de l'attente, de l'angoisse. Comme si la douleur amplifiait le plaisir.
Ça devrait être le contraire.
Je suis maso.
J'ai un dé.faut de fabrication que je dois faire réparer dans les jours, mois, années à venir si je veux réussir par enfin connaître une relation saine.
Pourtant, je ne pensais plus à lui. J'ai rencontré récemment de nouveaux messieurs, dont le beau Monsieur Oz, le Turc. Et aussi Monsieur Math, avec qui je passe du bon temps et que j'ai rencontré sur un réseau de rencontres, un soir de juillet.
Mais ils ne me troublent pas comme a pu le faire Monsieur Z. Quand je l'embrassais, Monsieur Z, je perdais la tête, mon corps tremblait, mes pieds ne touchaient plus le sol. Je planais de désir, je brûlais sur toute la surface de ma peau.
Et je dois dire que ces derniers temps, j'ai bien envie d'avoir un homme dans mon lit. Cependant, il m'a suffi de les embrasser pour savoir que je n'arriverai pas à me rendre plus loin, même si ce n'est pas l'envie qui me manque.
Ils sont charmants, ils sont beaux, intelligents, et ils me donnent des nouvelles fréquemment, eux. Ils sont attentionnés. Mais quand je les embrasse, il ne se passe rien. Rien dans mon ventre, rien dans ma poitrine. Ma tête reste en place, mon corps ne tremble pas et ma peau ne brûle pas.
Et ça m'enrage. Je voudrais ressentir quelque chose, me laisser emporter par le désir, me laisser transporter dans leurs bras; seulement, je reste clouée sur place, à me demander ce que je fais là.
Je suis en train de me demander si ce n'est pas la souffrance qui est à la base de mon désir pour un homme. Plus il me fait languir, plus il me fait souffrir, me laisse dans l'incertitude, dans l'équation A, et plus je m'amourache de lui. Comme si le désir ne pouvait exister en dehors de cette tension insoutenable, du déchirement, de l'attente, de l'angoisse. Comme si la douleur amplifiait le plaisir.
Ça devrait être le contraire.
Je suis maso.
J'ai un dé.faut de fabrication que je dois faire réparer dans les jours, mois, années à venir si je veux réussir par enfin connaître une relation saine.
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