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jeudi 25 octobre 2012

One night stand

Bon.

Je viens de comprendre un truc.

Mes amis viennent de m'expliquer que ce que j'ai vécu samedi soir, c'est ce qu'on appelle un one night stand.

Tu ramènes un gars que tu viens tout juste de rencontrer chez toi et tu baises.

Le lendemain, le gars décalice et ne donne jamais plus de nouvelles, parce qu'en fait il s'en crisse de ta personne médiocre pas assez bien pour lui.

Pis ça, là, il paraît que c'est normal.

Que je suis donc naïve !

Merci Seigneur de m'avoir permis de vivre cette expérience enrichissante grâce à laquelle mon savoir sur la vie s'est amélioré.

Dorénavant, je suis encore plus dégoûtée des relations hommes-femmes.

Et moi qui me donne toujours la peine d'envoyer un petit mot : Eh ! Beau monsieur, j'ai passé une belle nuit en ta compagnie.

Me semble que ça donne un peu d'humanité au sexe ? Un peu de décorum à ce qui semble être devenu d'une banalité affligeante ? Un petit velours pour bien se dire au revoir ?

Ce que j'ai pu être stupide.

Il a pris simplement mon numéro par politesse.

Pas l'intention de me donner des nouvelles, le mec.

Je suis stupide d'en attendre.

Bing bang, fuck you.

Voilà à quoi il faut s'attendre.

L'humanité pue.

Bonne soirée.

lundi 15 octobre 2012

Passion danse

Hier soir, j'ai regardé un film magnifique.

Un hommage à la danseuse Pina Bausch par la troupe Tanztheater.

Faut dire que je suis fan de danse.

J'ai été saisie par la beauté des chorégraphies. Des chorégraphies qui soulignent à la fois la grâce, l'étrangeté et la force du corps, qui émerveillent, fascinent, captivent.

Des chorégraphies symbolique, poétiques, qui parlent et créent une représentation du monde.

Parfois dans des lieux incongrus, inappropriés à la danse, à une apparition pure, esthétique. Comme une fleur qui aurait pris racine dans un terrain volcanique, disait Baudelaire.

Je ne me lasse pas de regarder cet extrait. C'est exquis.

Par contre, si certaines chorégraphies marquent par leur beauté, d'autres, anxiogènes, m'ont fait étouffer d'angoisse (voir extrait à partir de 1:00).

D'autres encore m'ont fait rire.

Elles m'ont toutes fait réfléchir.

La danse inexplorée.

La danse à son sommet.

Pina était un génie.

lundi 1 octobre 2012

Jeunesse en détresse

Un soir, sur la rue Sainte-Catherine.

Dans le coin du Métropolis.
Je marchais avec ma mère. On revenait d'un spectacle à la Place des Arts. Ensuite, on est allées manger dans un restaurant de qualité de haut niveau. Le genre de resto que je ne me paye jamais. Trop cher, trop bon.

Moi, mon budget ne me permet que les petites places pas chères et sympatoches, au menu honnête, bon, agréable, sans être enlevant, pour une gourmande exigeante comme moi.

 Mais cette soirée-là, je m'étais dit : au yiâble les dépenses ! J'ai une job ! Soyons fous !

Alors on marchait, sur Sainte-Cathon, digérant notre repas, quand on a croisé un jeune, un adolescent, ça aurait pu être en enfant. Il boitait, tendait la main, et clamait, d'une voix vacillante : aidez-moi !

Réflexe : regarder ailleurs. On ne l'a pas vu. On continue d'avancer, on trace, ça ne nous regarde pas.

Nous savons que, quelques pas plus loin, cette détresse aura sombré dans l'anonymat du Grand Montréal.

Mais, quelques pas plus loin, quelque chose grossit dans mon ventre. Comme un pincement, une douleur, une tristesse.

Je dis à ma mère : C'est fou comme la ville crée une distance entre nous et les autres. On aurait été dans un village, on se serait arrêtées pour l'aider. Nous, on ne l'a même pas regardé.

Ma mère, aussi rongée par le remords : C'est vrai... il avait peut-être vraiment besoin d'aide.

Moi : on ne sait pas. On ne sait jamais.

Dans un même élan, nous avons rebroussé chemin pour retrouver l'enfant.

Arrivées à lui, ma mère lui demande : As-tu besoin d'aide ?

L'enfant : Oui, j'ai besoin d'argent pour rentrer chez moi !

Ma mère : Et tu habites où ?

L'enfant : Au métro Frontenac.

Ma mère : Alors, si je te donne l'argent nécessaire, tu prends le métro et rentres chez toi ? Y a-t-il des centres qui t'aident, que tu peux aller voir ?

L'enfant : Oui! Moi je veux pas rentrer chez moi, je veux de l'argent pour me faire plaisir ! Il faut que j'aie du plaisir dans la vie!

Ma mère : Mais on ne va pas te donner de l'argent pour le plaisir... as-tu vraiment besoin d'aide ?

L'enfant : Tu dis que j'ai pas le droit d'avoir du plaisir ? Tu me fais de la peine! TU ME FAIS DE LA PEINE! a-t-il hurlé.

Et il a lancé sa poignée de monnaie au visage de ma mère. On l'a regardé se retourner vers d'autres gens, tendre la main vers eux, laissant tout son petit change rouler sur l'asphalte sale de Sainte-Catherine.

Ma mère et moi avons poursuivi notre chemin. Avec le même trouble dans le ventre.

Mais cette fois-ci, ce n'était plus du remords. C'était l'impuissance devant une détresse contre laquelle on ne pouvait plus rien.

Un contraste qui frappe, après avoir mangé un si bon repas, après une chic soirée au théâtre.

mercredi 5 septembre 2012

La douleur du désir

Je ne sais pas ce qu'il m'arrive ces derniers jours, mais Monsieur Z fait un retour en force dans mes pensées.

Pourtant, je ne pensais plus à lui. J'ai rencontré récemment de nouveaux messieurs, dont le beau Monsieur Oz, le Turc. Et aussi Monsieur Math, avec qui je passe du bon temps et que j'ai rencontré sur un réseau de rencontres, un soir de juillet.

Mais ils ne me troublent pas comme a pu le faire Monsieur Z. Quand je l'embrassais, Monsieur Z, je perdais la tête, mon corps tremblait, mes pieds ne touchaient plus le sol. Je planais de désir, je brûlais sur toute la surface de ma peau.

Et je dois dire que ces derniers temps, j'ai bien envie d'avoir un homme dans mon lit. Cependant, il m'a suffi de les embrasser pour savoir que je n'arriverai pas à me rendre plus loin, même si ce n'est pas l'envie qui me manque.

Ils sont charmants, ils sont beaux, intelligents, et ils me donnent des nouvelles fréquemment, eux. Ils sont attentionnés. Mais quand je les embrasse, il ne se passe rien. Rien dans mon ventre, rien dans ma poitrine. Ma tête reste en place, mon corps ne tremble pas et ma peau ne brûle pas.

Et ça m'enrage. Je voudrais ressentir quelque chose, me laisser emporter par le désir, me laisser transporter dans leurs bras; seulement, je reste clouée sur place, à me demander ce que je fais là.

Je suis en train de me demander si ce n'est pas la souffrance qui est à la base de mon désir pour un homme. Plus il me fait languir, plus il me fait souffrir, me laisse dans l'incertitude, dans l'équation A, et plus je m'amourache de lui. Comme si le désir ne pouvait exister en dehors de cette tension insoutenable, du déchirement, de l'attente, de l'angoisse. Comme si la douleur amplifiait le plaisir.

Ça devrait être le contraire.

Je suis maso. 

J'ai un dé.faut de fabrication que je dois faire réparer dans les jours, mois, années à venir si je veux réussir par enfin connaître une relation saine.

mardi 28 août 2012

Des bienfaits de la cigarette

Oui, oui, vous avez bien lu : malgré tous les torts qu'on lui reproche, il y a quand même quelque chose que la clope permet de faire plus aisément et qui sera plus difficile lorsqu'elle sera devenue illégale : approcher quelqu'un, voire nouer des liens.

Récemment, j'étais sur la terrasse d'un bar bien connu de Montréal, à discuter avec mon amie M. sur le fait qu'on se sentait un peu comme des cougars auprès de cette petite jeunesse qui s'égayait dans le Quartier latin avant de commencer la nouvelle session ou de finir celle du printemps dernier, et d'un coup, comme ça, avec mon verre, j'ai eu envie d'une clope.

Tant qu'à devoir en quêter une disgracieusement (on dirait que ce n'est plus vraiment à la mode les je-t'achète-une-clope-pour-25-cents, on te regarde tout de suite comme si tu venais d'une autre planète), je me suis dit que j'allais en quêter une auprès d'un beau monsieur. T'sais, aussi bien faire une pierre deux coups.

J'avais spoté le type avec un chapeau. J'aimais son style. Et il fumait.

Je lui demande une cigarette. Échange de banalités.

Tu as un accent, tu viens d'où ?
De Turquie.
Oh ! Tu es en voyage ?
Non, j'habite ici.
Depuis longtemps ?
Quelques années.

En fait, ce n'est même pas au beau monsieur que j'ai parlé, mais à son ami sexagénaire; lui, il n'avait plus de cigarettes. Demande à mon ami, qu'il a dit.

Sur un "merci, bonne soirée", je suis partie fumer ma cigarette, rendue meilleure par la déception.

Plus tard, v'là-tu pas que le beau monsieur turc apparaît devant nous et nous demande s'il peut s'asseoir. Mais bien sûr. Avec grand plaisir. Ramène ton ami sexagénaire.

Tout le monde parle, on ne comprend pas grand-chose, mais on a ben du fun.

Tout le monde parle, et moi je le regarde. Il est si beau, avec ses grands yeux perçants, ses grands yeux noirs et profonds dans lesquels transparaît une émouvante sensibilité.

Trois heures arrivent, déjà. Je lui donne mon courriel, il me donne son numéro.

Le lendemain, j'avais déjà un message de lui. On s'est écrit toute la semaine. Et on s'est revus.

J'ai bavé toute la soirée en admirant sa beauté. On a bien discuté. Je l'ai mieux compris, cette fois-ci. On a eu beaucoup de plaisir. Lorsqu'on s'est dit au revoir, on s'est donné la bise. Et puis il partait, me tournant le dos, quand il a soudainement fait volte-face pour m'embrasser une fois de plus sur la joue. Et il est parti pour de bon. Grrrr.

On a gardé contact. On va se revoir. Il deviendra peut-être un bon ami, peut-être un bon amant; dans tous les cas, j'aime sa présence.

Et tout ça à cause d'une clope méchante et mortelle.

Quel prétexte inventera-t-on pour approcher subtilement les beaux messieurs inconnus lorsque tout le monde aura arrêté de fumer ? Salut, aurais-tu une gomme ? Un pastille ? Une papermane ? Ou carrément : salut, je te regardais de loin, et je te trouvais pas mal beau, mais je voulais juste te le dire comme ça en passant, pour te signaler que je suis sexuellement disponible et que si ça te tente, on pourrait se draguer un petit peu.

Libre cours à votre imagination débordante.

lundi 20 août 2012

Portrait de S.

Ce n'est pas fréquent, mais ça arrive.

Et quand ça arrive, ça marque pour la vie.

On reste à jamais transformé par ces personnes. Par ces rencontres amicales exceptionnelles.

Mon amie S. en fait partie. Oui, cette chère S. des péripéties à Burlington et de la gourmandise démesurée.

Et comme ces temps-ci je la fréquente beaucoup, j'ai eu l'occasion de l'observer et de constater à quel point elle est remarquablement belle.

Pas une beauté canonique, sur talons hauts, cheveux teints et toujours bien coiffés, maquillée, habillée à la dernière mode.

S. n'est pas friande des artifices. Elle s'en fout pas mal beaucoup.

Non, sa beauté vient de l'intérieur; ça fait cliché comme affirmation, mais il n'y a rien de plus vrai. Je veux dire, physiquement, elle est une jolie femme, mais ce n'est pas son aspect extérieur qui la démarque.

Ce qui la démarque, c'est qu'elle est resplendissante. Il y a comme une lumière qui brille en permanence dans son ventre et qui rejaillit dans ses yeux, dans son visage, son sourire, sa présence. S. rayonne de partout. Elle n'a pas besoin de crèmes à 60 $ pour rendre son teint éclatant; il est naturellement alimenté par cette lumière intarissable.

S. attire le regard des hommes en ne faisant rien du tout, ce qui ferait tomber de jalousie les petites pitounes de la rue Saint-Laurent surmaquillées qui ne lésinent pas sur l'étroitesse de leur jupe pour se sentir exister ne serait-ce qu'un instant sous un regard lubrique masculin.

S. n'est qu'elle-même et elle plaît. Elle plaît beaucoup. C'est magnifique. C'est ça, la beauté pure.

Quand je suis avec elle, je disparais dans l'ombre de son aura.

J'admire ce don d'être soi-même.

J'admire sa capacité à mettre de côté tous ses soucis pour croquer dans la vie à pleines dents.

J'admire son intrépidité.

Car S. n'a peur de rien. Ses yeux pétillants en témoignent bien.

S. est capable de tout abandonner pour faire le tour du monde.

S. est capable de ramener chez elle à 4 heures du matin un ex-prisonnier croisé dans un parc pour lui offrir une tisane et un chandail chaud.

S. est capable de sourire et de parler à tout le monde, peu importe l'apparence des gens. Elle ne juge pas. Pour elle, les gens sont foncièrement bons. Elle aime, tout simplement, et partage sa lumière.

J'aime être avec elle, parce qu'elle éclaire mes pensées ténébreuses, les rend moins effrayantes et me permet, moi aussi, de mieux aimer cette vie qui n'a que du bon, tout d'un coup, quand S. m'oblige à ouvrir la porte et à regarder dehors.

S. va partir le mois prochain pour un long périple autour du monde qui ne connaîtra peut-être pas de fin. Son départ à l'autre bout de la planète laissera un grand vide dans ma vie. Mais j'espère que je saurai conserver un peu de sa lumière.

jeudi 9 août 2012

Coïncidence inquiétante

Oh, et puis, vous voulez vous en mettre une bonne croustillante sous la dent pour finir la semaine ?

Quand on est intelligent, qu'on n'a rien à faire et qu'on se met à faire des liens, on comprend des choses.

Au début de la semaine, j'ai compris que le mec qui est pro en magasinage de filles et qui m'a bêtement flushée comme si j'étais une vulgaire cravate de chez La Baie se trouve à être le nouveau patron de Monsieur Z, qui vient de changer d'emploi.

Le hasard, des fois, pue. Inquiète. Tend des pièges. Faut-il dégager un sens de tout ça ? Le destin est-il en train de me parler ? Suis-je dans un monde d'indices et de signes tout-puissants ? Suis-je dans un monde parallèle ?

J'ai des frissons dans le dos.

Si vous me dites qu'en fait, vous connaissez Monsieur Z, je ne serai même pas surprise.

dimanche 8 juillet 2012

Les ex

Je n'ai qu'une chose à dire aujourd'hui : les hostie d'ex.

Pas les miens. Les miens se tiennent tranquilles. Les siennes, je veux dire. LA sienne.

Les ex, elles sont menaçantes, même si tu ne les a jamais vues. Parce qu'elles sont là, en background du gars dont t'essaies de t'approcher, que t'essaies de connaître, de mieux saisir. Elles sont là, à s'accrocher dans son aura. Dans ses pensées. Quelque part au fond de son coeur.

Elle est là, dans notre tête, et on l'entend nous dire : moi je l'ai eu. Il a été amoureux de moi, il m'a tout donné. Pas toi. Moi, oui.

Il est parti la rejoindre. De toutes les villes du monde où il aurait pu passer ses vacances, il a choisi celle où elle vit. Pour la revoir. Des années plus tard. Peut-être pour vérifier quelque chose.

En attendant, moi, je vais rester à Montréal, à me poser l'unique question : qu'est-ce qu'il fait en ce moment, là-bas? Est-il dans ses bras ? Et cette deuxième unique question : quelque chose aura-t-il changé lorsqu'il reviendra ? Notre nuit ensemble vendredi, était-elle la dernière ?


mardi 19 juin 2012

Human nature

Soit les équations suivantes :


A. Doute + Ambiguïté + inexpliqué = [(flou + questionnements + constructions imaginaires + fébrilité + excitation) X souffrance] X 1000

B. Croyance + savoir + expliqué + achevé = [(satisfaction + léthargie + a-créativité) x Ennui] X 1000

Selon Charles S. Pierce, logicien de la fin du XIXe siècle, la pensée humaine vacille toujours entre deux pôles : le doute et la croyance. Le doute, c'est ce sentiment diffus qu'on ressent devant l'inexpliqué, devant un phénomène qu'on n'arrive pas saisir, à maîtriser. Cet état suscite souvent un besoin d'aller de l'avant, de créer des liens, des analogies à l'aide d'une construction tout à fait imaginaire afin de combler le manque que présente ce phénomène. On se situe alors dans une sorte d'entre-deux, dans l'inconnu, en zone d'inconfort, car nous ne savons pas, mais nous créons, à partir du peu d'indices dont on dispose. Si ce pôle est source d'excitation et de fébrilité, il est cependant source d'une souffrance permanente : l'état de non-savoir est insupportable pour l'humain. C'est pourquoi il construit, cherchant des réponses à ses questions.

La croyance survient quand on a réussi à résoudre l'inexpliqué. Le phénomène est achevé, on en connaît tous les liens, les causes et les effets; il devient alors un concept maîtrisé et prévisible. Tout est mis en lumière, il n'y a plus rien à chercher. Le phénomène s'échoue sur le sable de la connaissance. Nous sommes en terrain connu, dans notre zone de confort. On se sent du coup submergé par un sentiment de satisfaction et de plénitude, bien éphémère toutefois. En effet, la croyance, moment d'arrêt bienfaisant de la souffrance, a vite fait de nous engluer dans une léthargie où règne l'a-créativité. Plus besoin de créer, puisque nous savons. Il n'y a plus de lacunes à combler. Notre esprit est au repos. Et, alors, nous sombrons dans un ennui insoutenable.

Et puis le doute revient. Et ainsi de suite, ad infinitum. C'est de cette façon que l'être acquiert de nouveaux savoirs, de nouvelles expériences, qui finissent par définir sa perception du monde, en constant mouvement. C'est donc dans la nature humaine que d'être incapable de se fixer. S'installer dans la croyance, c'est mourir. Vivre dans le doute, c'est ne jamais vivre le bonheur.

Monsieur Z me maintient dans l'équation A. C'est pour ça que je souffre autant, que je me pose autant de questions. Mais d'un autre côté, dois-je avouer, je ressens une sorte de fébrilité qui m'anime du matin au soir, ne me laissant jamais de repos. Il y a quelque chose d'agréable au fait de ne pas savoir, de pouvoir construire, de pouvoir rêver, même si derrière cette excitation s'imprègne en permanence une souffrance diffuse.

D'un autre côté, même si je tends vers l'équation B, j'ai peur d'y arriver. Oui, j'ai peur de savoir, que tout s'arrête, j'ai peur qu'il n'y ait plus rien à chercher, à découvrir, à construire. Alors, je penserai avec nostalgie à l'époque où je pataugeais dans l'équation A.

Je voudrais rester suspendue entre A et B pour toujours.

dimanche 17 juin 2012

Courriels...

Je regarde beaucoup trop souvent ma boîte de réception.

Mais la plupart du temps, c'est une boîte de déception.

lundi 11 juin 2012

Aujourd'hui, en me promenant entre les boutiques kitschissimes de la Plaza St-Hubert, j'ai eu une révélation soudaine. Je ne sais pas si c'est le soleil qui surchauffait mon cerveau, mais voici:

J'ai une maladie. Je suis une amoureuse chronique. Et jamais je n'en guérirai. Quand j'aurai tourné la page avec cet amour imaginaire de Monsieur Z (ce qui ne risque pas de tarder s'il continue de s'enfermer dans son mutisme égocentrique), l'histoire se répétera avec un autre : mêmes signes, même construction mentale, même attente angoissée, même souffrance.

L'amour est une drogue pour moi. Autant que j'en souffre, autant qu'il me donne l'énergie nécessaire à chacun de mes gestes quotidiens. Il me rend plus légère. Il donne en sens vers lequel diriger mes pensées et mes actions.