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vendredi 25 janvier 2013

Retour en 2013

Ça fait longtemps que je suis venue faire un tour par ici.
Je n'ai pas vu le temps passer... il m'a filé sous le nez, le salaud.

Pourtant, j'avais plein d'idées pour écrire. Je ressassais constamment des passages à écrire. Mais jamais je n'ai trouvé l'énergie pour le faire.

Mon nouveau travail m'a complètement absorbée. Avalée, je devrais dire. N'étant plus habituée à travailler 5 jours semaine, du matin au soir, j'ai dû me donner le temps de m'adapter. Faire des lunchs le soir. Partir travailler, revenir. Tout cela me demandait un temps et une énergie que je ne savais plus où trouver. C'est un fait : je ne suis pas faite pour travailler en entreprise.

Mais la bonne nouvelle, c'est que maintenant je travaille de chez moi. Énergie retrouvée. Fini, les pertes de temps dans la STM. Fini, les putain de lunchs.

Je peux donc me remettre à écrire. À me coucher un peu plus tard et venir flâner ici selon mon gré. Plus de pression du «faut que je dorme à 22 h pour réussir à me lever à 6 h». Car il faut le dire, je suis une grande dormeuse.

Quoi neuf, alors, de mon côté ?

J'ai rencontré un monsieur. Simon, qu'il s'appelle.

C'est un géant. Il ressemble à un arbre. Fort, mais tranquille. Je l'appelle «force tranquille». J'ai décidé que c'était son nom amérindien.

Il est affectueux. Tendre. Il a une voix magnifique. Un rire thérapeutique.

ET devinez quoi ?

Il donne des nouvelles...

Oh oui, il m'appelle, il m'écrit, il pense à moi.

Oui, cela existe. Ça me réconcilie avec l'espèce humaine.

Tournure tragique des événements : mon ex entre en scène avec un coup de théâtre.

Je suis la femme de sa vie. Il ne peut pas vivre sans moi. Il va tout faire pour que je revienne avec lui. Pour me rendre heureuse. Il pleure, il est au bord du désespoir.

Et moi... bien sûr que je l'aime, on restés 7 ans ensemble. Mais j'ai tourné la page.

Tourné la page ? Je n'en suis pas si certaine.

Mais pour l'instant, il y a Simon. Et je suis bien avec lui.

Encore une histoire de mecs foireuse. Mon petit doigt me dit que je n'ai pas fini d,en raconter sur ce blogue.

En ce moment, je laisse aller les choses. Je me dis que le temps me donnera une réponse.

Autre chose : rupture amicale.

Avez-vous déjà vécu ça ?

Une amie intime, une amie très proche.

Qui devient de plus en plus désagréable avec moi. Qui me rabaisse. Se moque méchamment de mon accent québécois (c'est vrai que c'est bizarre un accent québécois au Québec). Ne partage pas mon bonheur.

Une grosse décision pour moi que de ne plus la revoir.

Qui implique une grande réflexion sur l'amitié.

Quand je suis avec elle, je me sens toujours fautive. Parce que c'est comme ça qu'elle me fait sentir. Comme si je n'étais jamais à la hauteur. Comme si je n'étais jamais assez bien pour elle.

Au fond, je pense bien que j'ai le droit d'être qui je suis et d'être aimée et appréciée ainsi.

Fuck off.

Y'en a marre.

Voilà, vous êtes à jour maintenant.

Oh, et pour le mec au persil... ma dent verte ne l'a pas séduit.

lundi 8 octobre 2012

Mea Culpa

Existe-t-il un sentiment plus destructeur que la culpabilité ?

Un sentiment créé par soi et retourné contre soi. Une pure fiction qui nous paralyse et nous enlise.

Une forme de détestation de soi-même, d'être ce qu'on est.

Voilà comment je me sens ces derniers jours. Je n'arrive plus à rien faire sans m'en vouloir. Je me hais, et je me hais encore plus de me haïr.

Je suis rongée par la culpabilité. Par l'impression de ne plus savoir ce que je veux.

Je me sens coupable d'avoir choisi de ne pas travailler en ce jour férié.
Je me sens coupable de ne pas profiter pleinement de cette journée fériée.
Coupable de ne pas être allée voir ma mère.
Coupable de dormir trop.
Coupable de m'adonner à des tâches ménagères au lieu d'être dehors.
Coupable d'être dehors au lieu de m'occuper de tâches ménagères.
Coupable de ne pas écrire plus souvent sur mon blog.
Coupable de ne pas lire les journaux tous les jours.
Coupable de sortir.
Coupable de ne pas sortir.
Coupable de ne pas lire plus.
Coupable de ne pas voir plus souvent mes amis.
Coupable de manger trop de dessert.
Coupable de ne pas aller au théâtre.
Coupable de ne pas m'investir plus dans des sorties culturelles.
Coupable d'être inculte.
Coupable d'avoir envie de rien.
Coupable de me sentir coupable.
Coupable de me sentir mal.
Coupable de ne pas avoir eu tant de plaisir la fête de mon filleul.
Coupable de penser encore à Monsieur Z.
Coupable de ne pas cuisiner plus.
Coupable de pleurer.
Coupable de ne pas répondre au téléphone.
Coupable de faire l'amour.

Coupable à chacun de mes gestes.

Je me sens épuisée.

Je me sens laide.

Oui, parfois, être moi-même, c'est épuisant. Mon esprit est mon pire ennemi.

Je veux arrêter de penser à lui.

Dites-moi comment le détruire une bonne fois pour toutes.

Dites-moi comment me débarrasser de ce sentiment de culpabilité.

Dites-moi comment c'est possible de faire 3 pas pour reculer de 5.

Dites-le-moi, je suis épuisée de penser.